Mémo officine · Édition septembre 2026

Biosimilaires & hybrides

Équivalences, tiers payant & fourreaux — par EtikPharma · Par Nous, Pour Vous

Les groupes biologiques similaires et leurs équivalences princeps ↔ biosimilaires. Cliquez une carte pour le détail : conditions de substitution, dispositifs d'injection et arguments comptoir. Pour les hybrides, voir l'onglet dédié. Sources ANSM / ameli / OMEDIT Île-de-France — vérifié le 7 septembre 2026.

11groupes substituables en officine
~53 %pénétration biosimilaires 2026
14 Md€dépenses biologiques 2024
5groupes en attente

Médicaments hybrides

Un hybride contient le même principe actif qu'un médicament de référence, mais diffère par l'indication, le dosage, la forme ou la voie d'administration — il n'est donc pas un générique, et pas un biosimilaire. Substituables : ceux inscrits au registre des groupes hybrides de l'ANSM. Registre au 25 juillet 2026.

23groupes commercialisés & remboursés
40spécialités hybrides listées
20classes ATC ouvertes
2mentions NS possibles

⚠️ Les 3 choses à ne pas rater

  • 4 spécialités ont un bouton de sécurité rouge. Les Diskus Airmaster (Arrow, Biogaran, Eg) et le Zentiva : le dispositif s'ouvre en appuyant dessus. Le registre impose d'en avertir le patient à la délivrance — ce n'est pas un conseil, c'est une condition inscrite au registre. Repérées par ⚠️ dans le tableau.
  • Un seul groupe porte des restrictions : le Sérétide. Tous les autres sont substituables dans toutes les situations médicales. Lire la colonne « Quand » avant de substituer un Sérétide.
  • Pas de « non substituable (MTE) » sur un hybride. Contrairement aux génériques, seules deux mentions existent : NS EFG et NS CIF. Une mention MTE portée sur un hybride n'est pas conforme — détail et conduite à tenir dans l'onglet Tiers payant.

Registre des groupes hybrides de l'ANSM au 25 juillet 2026 : substance active, médicament de référence, spécialités hybrides substituables et situations médicales concernées.
Substance activeRéférenceDosage & formeHybrides substituablesQuand

⚠️ = bouton de sécurité rouge, à signaler au patient · NR non remboursé (le tiers payant contre hybrides ne s'y applique pas, faute de remboursement) · NC non commercialisé. Le registre ANSM compte 31 groupes au total ; ne figurent ici que ceux commercialisés et remboursés, les seuls qui se présentent au comptoir.

Ce que je dois faire à chaque substitution d'un hybride
  • Informer le patient de la substitution de la référence prescrite par une spécialité du même groupe hybride.
  • Inscrire sur l'ordonnance le nom de la spécialité délivrée — obligation explicite, comme pour les biosimilaires.
  • Signaler le bouton de sécurité rouge pour les 4 spécialités concernées.
  • Vérifier les excipients à effet notoire (voir ci-dessous) — c'est le seul point où l'hybride peut différer de la référence d'une façon qui touche le patient.

Base : art. L.5125-23 du Code de la santé publique (modifié par la LFSS 2019) · registre : art. L.5121-10 CSP.

Excipients à effet notoire — la règle de choix

Le registre ANSM précise, pour chaque groupe, les excipients à effet notoire et la nature des différences avec la référence. La règle recommandée :

  • La spécialité prescrite ne contient pas d'excipient à effet notoire → choisir un hybride qui n'en contient pas non plus.
  • La spécialité prescrite en contient → choisir un hybride avec le ou les mêmes, ou partiellement/totalement dépourvu.

Substituer par un hybride qui contient un excipient absent du prescrit reste possible dès lors que le patient ne présente pas de risque lié à cet excipient. Ce n'est pas un interdit : c'est un point à vérifier.

C'est aussi le fondement de la seule mention NS CIF : une contre-indication formelle et démontrée à un excipient présent dans toutes les spécialités du groupe, alors que la référence, elle, ne le contient pas.

Les 20 classes ATC ouvertes à la substitution

Les 2 premières (arrêté du 12 avril 2022) : R03A et R03B — maladies obstructives des voies respiratoires, médicaments inhalés.

18 ajoutées (arrêtés du 13 juin 2025 et du 10 avril 2026) : A01AB préparations stomatologiques · A06AD laxatifs osmotiques · D01A antifongiques topiques · D03A cicatrisants · D04A antiprurigineux · D05A antipsoriasiques topiques · D06A antibiotiques topiques · D07 corticoïdes dermatologiques · D08A antiseptiques et désinfectants · D10A anti-acnéiques topiques · D11A autres dermatologiques · G01A anti-infectieux gynécologiques (hors associations avec corticoïdes) · M02A topiques articulaires et musculaires · R01A décongestionnants et préparations nasales · R02A préparations pour la gorge · S01A anti-infectieux ophtalmologiques · S01E antiglaucomateux et myotiques · S02 otologiques.

Aucune situation médicale particulière n'est exigée pour ces 18 classes — d'où la colonne « Toutes » du tableau. Les seules restrictions vivantes portent sur R03 (Sérétide).

Hybride, générique, biosimilaire — ne pas confondre
  • Générique : strictement identique à la référence (même substance, même dosage, même forme), bioéquivalence démontrée par des études classiques. Les 3 mentions NS existent (MTE, EFG, CIF).
  • Hybride : même principe actif, mais diffère sur au moins un point — indication, dosage, forme, voie — ou bioéquivalence démontrée autrement. AMM appuyée en partie sur de nouvelles données cliniques. 2 mentions NS (EFG, CIF).
  • Biosimilaire : produit par une cellule ou un organisme vivant, similaire mais non identique à son biomédicament de référence. Traçabilité du lot obligatoire. Mention NS sans formalisme particulier.

Ces trois régimes convergent sur un seul point : depuis le 1ᵉʳ septembre 2026, le refus de substitution a la même conséquence financière pour le patient dans les trois cas.

Tiers payant contre substitution

Depuis le 1ᵉʳ septembre 2026, le dispositif « tiers payant contre génériques » couvre aussi les hybrides et les biosimilaires substituables. Un refus de substitution n'est plus sans conséquence pour le patient. Base : art. L.162-16-7 du Code de la sécurité sociale, modifié par la LFSS 2026.

La règle, en une phrase

Le tiers payant est réservé aux patients qui acceptent la substitution. S'ils refusent, ils règlent la totalité du médicament délivré, et leur remboursement peut être minoré — calculé, selon les cas, sur la base du prix du plus cher du groupe de substitution.

Le patient peut donc supporter un reste à charge. C'est pour cela que l'information se donne AVANT la délivrance, pas après le rejet en caisse.

Les 4 situations au comptoir

1 · Le patient accepte

Substitution normale, tiers payant appliqué. Ne rien dire de plus qu'à l'habitude — la règle du tiers payant n'a pas à être annoncée quand elle ne change rien.

2 · Le patient refuse, sans mention NS sur l'ordonnance

C'est le cas nouveau. Le patient paie la totalité de la boîte délivrée et sera remboursé ensuite, éventuellement sur une base minorée. On l'explique avant d'encaisser, calmement, et on lui laisse le choix — le refus reste son droit.

3 · Le prescripteur a porté une mention « non substituable » conforme

Le tiers payant reste dû. On délivre la référence, en tiers payant, sans discussion. Encore faut-il que la mention soit conforme — et les règles diffèrent selon la famille (tableau ci-dessous).

4 · La référence coûte autant ou moins que le substitut

Le tiers payant reste dû, même sans substitution et sans mention NS. Cas fréquent quand les prix se sont rapprochés. Pour les génériques s'ajoute le cas du médicament sous TFR.

La mention « non substituable » n'obéit pas aux mêmes règles selon la famille

C'est le point le plus contre-intuitif du dispositif : l'hybride, qui ressemble le plus au générique, est le plus strict des trois.

FamilleMentions NS admisesFormalisme
GénériqueMTE · EFG · CIFMention par médicament et par situation, informatisée ou manuscrite.
HybrideEFG · CIF uniquement
EFG : enfant < 6 ans, aucune forme galénique adaptée dans le groupe.
CIF : contre-indication formelle et démontrée à un excipient à effet notoire présent dans toutes les spécialités du groupe.
« MTE » n'existe pas pour un hybride. Mention par médicament et par situation, informatisée ou manuscrite.
BiosimilaireToute raison tenant à l'état de santé du patientAucun formalisme particulier n'est prévu (art. L.5125-23-2 CSP). En pratique, surtout des ophtalmologues sur Eylea et Lucentis.

Que faire d'une mention « NS (MTE) » sur un hybride ? Elle n'est pas conforme aux situations prévues. Ce n'est pas au comptoir de trancher un litige de remboursement : délivrer selon la prescription, et appeler le prescripteur si le doute porte sur l'intention. Tracer l'échange.

Ce qu'on dit au patient — avant la délivrance

Trois phrases, dans cet ordre. Le but n'est pas d'obtenir un oui, c'est que le patient décide en sachant.

1. Annoncer, sans demander la permission
« Je vous délivre le [nom du substitut], c'est l'équivalent de votre [référence] — même substance active, même efficacité. »
Une question ouverte (« ça vous va ? ») invite au refus là où il n'y avait pas de sujet. On informe, on ne négocie pas.
2. Si le patient hésite ou refuse — dire le coût, factuellement
« Vous avez le droit de refuser. Simplement, depuis le 1ᵉʳ septembre, dans ce cas je ne peux plus faire le tiers payant sur cette ligne : vous réglez la boîte aujourd'hui et la Sécurité sociale vous rembourse ensuite, parfois moins que ce que vous avez payé. Je préfère vous le dire avant. »
Factuel, jamais comminatoire. « Vous n'avez pas le choix » est faux et retourne le patient contre l'équipe.
3. Rouvrir la porte
« Si vous préférez, on essaie celui-ci ce mois-ci, et vous me dites au prochain renouvellement. »
Le refus n'est presque jamais un refus du médicament : c'est un refus du changement. Un essai borné dans le temps lève l'essentiel.

Ce qu'on ne dit pas

  • « Vous ne serez pas remboursé. » Faux. Il sera remboursé, éventuellement sur une base minorée. Dire faux se retourne toujours.
  • « C'est obligatoire / vous n'avez pas le choix. » Faux aussi : refuser reste son droit. Ce qui change, c'est le coût de ce droit.
  • « C'est un générique. » Ni l'hybride ni le biosimilaire n'en sont un. Sur un biosimilaire, cette phrase alimente précisément la méfiance qu'on essaie de lever.
  • Chiffrer le reste à charge de tête. La base de remboursement minorée dépend du groupe. Annoncer un montant faux vaut moins que dire « je ne peux pas vous le chiffrer précisément ».
  • Rien, et laisser découvrir en caisse. C'est la seule vraie faute : l'information est due avant la délivrance.
Pourquoi ce dispositif existe — de quoi répondre si on nous le demande

Argumentaire de l'Assurance maladie : le recours aux hybrides et biosimilaires participe à la maîtrise des dépenses, contribue à prévenir les ruptures d'approvisionnement en élargissant l'offre, et favorise un accès durable aux traitements — à niveau d'efficacité, de qualité et de sécurité identique.

Position de France Assos Santé, à connaître aussi : le dispositif fait porter une pression financière sur le patient. Au comptoir, cela ne change pas la règle, mais cela justifie de rester du côté de la pédagogie et du consentement éclairé, jamais de la contrainte.

Autre changement du 1ᵉʳ septembre 2026 : la prescription en DCI

Depuis la même date, la prescription d'un médicament biologique doit être faite en dénomination commune internationale (ou, à défaut, en dénomination commune usuelle). Le nom de marque peut encore figurer sur l'ordonnance mais n'est plus obligatoire (art. L.5121-1-2 CSP).

Conséquence concrète : de plus en plus d'ordonnances de biologiques arriveront sans nom de marque. La traçabilité du lot, elle, reste entière — c'est le pharmacien qui inscrit le nom délivré.

Cadre réglementaire

La substitution biosimilaire à l'officine, en clair. Base : article L.5125-23-2 du Code de la santé publique et arrêté du 10 avril 2026 (modifiant l'arrêté du 20 février 2025).

La substitution en 5 dates

LFSS 2014Substitution autorisée en initiation… mais jamais appliquée (pas de décret).
2020La substitution biosimilaire est supprimée de la loi.
LFSS 2024Retour du droit de substitution. D'abord 2 molécules (filgrastim, pegfilgrastim).
Arrêté 10 avril 2026La liste atteint 11 groupes substituables en initiation OU en cours de traitement. C'est toujours l'arrêté en vigueur — vérifié le 7 septembre 2026.
1ᵉʳ septembre 2026 · LFSS 2026 — EN VIGUEURLe tiers payant est réservé aux patients qui acceptent la substitution, biosimilaires et hybrides (art. L.162-16-7 CSS). Même date : la prescription d'un médicament biologique se fait en DCI, le nom de marque n'est plus obligatoire (art. L.5121-1-2 CSP). → onglet Tiers payant.

⚠️ Le tiers payant n'a pas modifié la liste des groupes substituables : il change ce que coûte un refus, pas ce qu'on a le droit de substituer. Les deux se suivent séparément — la liste par arrêté au JO, le registre hybrides par décision ANSM.

Quand puis-je substituer ? (les 3 conditions)
  • Le biosimilaire délivré appartient au même groupe biologique similaire que le médicament prescrit.
  • Le prescripteur n'a pas exclu la substitution par une mention expresse et justifiée (« non substituable »).
  • La substitution n'entraîne pas de dépense supplémentaire pour l'Assurance maladie.
Modalités générales (arrêté du 20 février 2025)
  • Informer le patient de la substitution (modalités à votre appréciation).
  • Indiquer sur l'ordonnance le nom du biomédicament délivré (limiter le risque de confusion).
  • Coopérer à l'apprentissage du patient/aidant à l'auto-administration (dispositifs factices fournis par les laboratoires).
  • Rappeler les règles de conservation.
  • Aviser le prescripteur de la substitution (modalités à votre appréciation).
  • Enregistrer le nom et le n° de lot du médicament délivré → traçabilité obligatoire de tous les médicaments biologiques.
  • Assurer la continuité : délivrer le même biosimilaire lors des dispensations suivantes.
Conditions spécifiques par groupe
  • Adalimumab, énoxaparine, époétine, étanercept : substituer des spécialités de même dosage en substance active.
  • Adalimumab : ne pas substituer par un biosimilaire de volume d'injection supérieur au médicament prescrit.
  • Follitropine α : dispenser une spécialité permettant la posologie exacte prescrite (stylos multidoses ↔ unidoses) ; vérifier le stylo adapté pour les cartouches ; accompagner le protocole de stimulation ovarienne.
  • Ustékinumab : veiller à la continuité du traitement selon l'indication AMM de chaque spécialité — toutes n'ont pas toutes les indications ni toutes les présentations (seringue/stylo, 45/90 mg).
Substitution vs interchangeabilité

Substitution = acte pharmaceutique

Le pharmacien remplace le médicament prescrit par un autre du même groupe. Il doit ensuite assurer la continuité avec le même biosimilaire.

Interchangeabilité = acte médical

Le médecin peut changer un biomédicament pour un autre équivalent, en primo-prescription ou en cours de traitement. Conditions ANSM : accord du patient, surveillance clinique, traçabilité.

Mention « non substituable » & retour en arrière

Le médecin peut s'opposer par une mention expresse et justifiée portée sur l'ordonnance, pour des raisons tenant à l'état de santé du patient (pas de formalisme imposé). En pratique, elle persiste surtout chez les ophtalmologues (Eylea, Lucentis).

Sur demande de l'ANSM, pour adalimumab, énoxaparine, époétine, étanercept, follitropine α, tériparatide et ustékinumab, le patient peut revenir à la spécialité initialement délivrée si nécessaire, selon ses retours.

Pourquoi les insulines sont-elles exclues ?

L'ANSM exclut la substitution des groupes insuline asparte (NovoRapid), insuline glargine (Lantus) et insuline lispro (Humalog), en initiation comme en cours, pour 4 raisons :

  • Effets indésirables graves voire fatals en cas d'erreur (prescription/dispensation/administration).
  • Populations vulnérables (enfants, femmes enceintes) — équilibre glycémique difficile.
  • Impossibilité de fournir un tableau exhaustif de compatibilité insulines ↔ pompes.
  • Risque lié au passage d'un stylo prérempli à un flacon.
Définitions utiles
  • Médicament biologique / biomédicament : obtenu par un procédé biotechnologique impliquant une source biologique (protéines, cellules…).
  • Médicament biosimilaire : similaire à un biomédicament de référence autorisé en Europe depuis plus de 8 ans et dont le brevet est tombé dans le domaine public. Similaire, mais non identique — ce n'est pas un générique.

Arguments & objections

De quoi outiller l'équipe au comptoir : pourquoi substituer, comment bien le faire, et comment répondre aux objections.

Les arguments en faveur de la substitution

💶
L'économie se compte en euros, pas en pourcentages20 % de remise sur un biosimilaire à 1 000 € = 200 € — sans commune mesure avec 40 % sur un générique à 4 € (1,60 €). Levier de marge majeur pour l'officine.
🛡️
Même efficacité, même sécurité15 ans de pharmacovigilance n'ont montré aucune différence de nature, gravité ou fréquence des effets indésirables entre biosimilaires et médicaments de référence.
💉
Un dispositif souvent amélioréArrivés après le princeps, les labos optimisent le geste : moindre douleur (formules sans citrate), meilleure préhension, aiguille cachée, stylo rechargeable écologique (Movymia, tériparatide). Un atout pour l'adhésion.
🏛️
Un enjeu de santé publique14 Md€ de dépenses biologiques en 2024 (+127 % depuis 2017). Les biosimilaires préservent l'accès et le modèle de protection sociale.

Bien substituer : les bonnes pratiques

  • Le bon timing. Proposer quand l'état du patient est stable — jamais en poussée inflammatoire ou recrudescence des symptômes.
  • La décision partagée. L'effet nocébo est moins fréquent quand la substitution est issue d'une décision partagée (médecin / IDE d'éducation thérapeutique / pharmacien) et que le patient est accompagné.
  • Manipuler le factice. Faire prendre en main le dispositif factice aide le patient à se projeter et le rassure.
  • Laisser le choix. Idéalement, proposer le choix entre au moins deux modèles de dispositif.
  • Respecter l'histoire du patient. Maladies chroniques lourdes, longue errance parfois : l'injection est un rituel, en changer bouscule.

Répondre aux objections

« Un biosimilaire, c'est comme un générique ? »
Non : c'est un biomédicament similaire mais non identique. D'où la traçabilité du lot et l'accompagnement. Mais l'équivalence clinique est démontrée et surveillée depuis 15 ans.
« Pourquoi remplacer un biosimilaire déjà prescrit par un autre biosimilaire ? »
Critiqué par certains prescripteurs et associations (ANDAR). À pondérer : le réseau de remises maintient l'officine, et une pharmacie ne peut pas référencer tous les biosimilaires. Garde-fou France Assos Santé : une fois une référence choisie et bien tolérée, s'y tenir — ne pas changer au gré des approvisionnements.
« Le tiers payant contre biosimilaire, c'est une contrainte ? »
Oui, et c'est en vigueur depuis le 1ᵉʳ septembre 2026. Position de France Assos Santé : le dispositif met une pression financière sur le patient. Au comptoir : privilégier la pédagogie et le consentement éclairé, pas la contrainte. Les phrases à dire sont dans l'onglet Tiers payant.
« Mon ophtalmologue a mis non substituable. »
Fréquent sur Eylea et Lucentis. La mention justifiée s'impose — pas de substitution possible, et le tiers payant reste dû. Pour un biosimilaire, aucun formalisme particulier n'est exigé de cette mention : elle n'a pas à porter de code (art. L.5125-23-2 CSP). ⚠️ Ce n'est pas le cas d'un hybride, où seules « NS (EFG) » et « NS (CIF) » existent.

Générateur de fourreau

Créez un fourreau à imprimer et scotcher sur la boîte : l'équipe voit d'un coup d'œil que le biosimilaire délivré est l'équivalent du princeps. Code couleur calé sur la boîte du princeps, dispositif, conservation et case n° de lot pour la traçabilité.

Composer le fourreau

Aperçu taille réelle (90 mm) — « Imprimer / PDF » génère une planche A4
⚠️ Outil pédagogique, pas une source primaire. Présentations, formulations (citrate), durées hors frigo et statuts de commercialisation évoluent. Avant toute information patient, recouper la notice/RCP du jour (BDPM, ansm.sante.fr) et la liste ANSM des groupes biologiques similaires.

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